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29 et 30 janvier 1897 - première grande course automobile sur la Côte d'Azur, le Marseille-Nice automobile en 1 h 42

Aquarelle : 29 et 30 janvier 1897 -  première grande course automobile sur la Côte d'Azur, le Marseille-Nice automobile en 1 h 42
Aquarelle :
29 et 30 janvier 1897 - première grande course automobile sur la Côte d'Azur, le Marseille-Nice automobile en 1 h 42
Auteur :
MOSSA, Alexis (Santa-Fé-de-Bogota 1844- Nice 1926)
Date :
Lieu :
Villa Masséna, Nice
N° inventaire :
Inv. : MAH.9197
Type :
Aquarelle
Technique :
Aquarelle
Format :
H avec cadre 61,5 cm ; L avec cadre 76 cm ; H sans cadre 45 cm ; L sans cadre 59 cm
Domaine :
Beaux-Arts
Catégorie :
Peinture
Période :
XIXe siècle
Alexis Mossa est né à Santa-Fé de Bogota en 1844, d’une famille d’origine niçoise et provençale. L’enfant sera confié à ses grands-parents niçois à l’âge de 6 ans. Ses études primaires et secondaires se déroulent à Nice et Alexis suit des cours de dessin et de peinture à l’école municipale des Beaux-Arts créée par Barberi. Il aura pour professeur les peintres Hercule Trachel et Charles Garacci. Dès le rattachement de Nice à la France, le jeune Mossa choisit de poursuivre sa formation artistique à Paris. Il y séjourne de 1861 à 1869, tout d’abord élève dans l’atelier du peintre néo-classique Picot, puis massier dans l’atelier d’Alexandre Cabanel, peintre académique de renom dont l’œuvre illustre avec brio l’inclinaison artistique du Second Empire, friand de grandes machineries historiques. Mais, la personnalité du jeune Alexis est complexe et s’il se conforme à la hiérarchie des genres de son époque en effectuant des peintures à thèmes historiques, mythologiques ou bibliques, il produit parallèlement une œuvre abondante à l’aquarelle. Cette dernière illustre sa propension à figurer l’instantanéité de son environnement, essentiellement naturel. Lors de son séjour parisien, il saisit par le biais de cette technique difficile des morceaux choisis de paysage, devenant ainsi proche, par sa démarche, de ses contemporains en rupture avec l’enseignement académique, les Impressionnistes. Tout comme eux, Alexis Mossa se rend à Fontainebleau et à Barbizon (1866), sur les pas des peintres paysagistes du XIXème siècle : Corot, Daubigny, Rousseau, Millet et Diaz. Rappelé à Nice en 1869 par sa famille, alors inquiète de ses fréquentations et de son mode de vie, Mossa se lance rapidement dans la vie professionnelle. Son destin est alors tracé : le retour à Nice l’éloignera des honneurs et de la notoriété nationale. Car, afin d’acquérir gloire et célébrité, les peintres, lors du XIXème siècle, doivent encore suivre un parcours tout tracé, les amenant d’un enseignement académique strict au sein de l’école des Beaux-Arts aux expositions annuelles du grand Salon. Alexis Mossa tentera sa chance à plusieurs reprises mais ses envois seront toujours refusés par la vénérable institution. En revanche, le jeune artiste trouve, à Nice, un environnement favorable qui lui permet de s’investir avec talent dans de multiples activités intellectuelles et artistiques. Erudit passionné et artiste renommé, Alexis Mossa participe pleinement à la vie culturelle niçoise. Il s’emploie en 1876 à la création de la Société des Beaux-Arts, devient conseiller municipal en 1886 -mission qu’il accomplira avec dévouement durant dix ans- et défend, avec énergie, le projet de création d’un musée des Beaux-Arts. Il sera d’ailleurs en 1905 le premier conservateur de ce musée et occupera cette fonction pratiquement jusqu’en 1926, année où son fils, Gustav Adolph lui succédera.

Alexis Mossa est né à Santa-Fé de Bogota en 1844, d’une famille d’origine niçoise et provençale. L’enfant sera confié à ses grands-parents niçois à l’âge de 6 ans. Ses études primaires et secondaires se déroulent à Nice et Alexis suit des cours de dessin et de peinture à l’école municipale des Beaux-Arts créée par Barberi. Il aura pour professeur les peintres Hercule Trachel et Charles Garacci. Dès le rattachement de Nice à la France, le jeune Mossa choisit de poursuivre sa formation artistique à Paris. Il y séjourne de 1861 à 1869, tout d’abord élève dans l’atelier du peintre néo-classique Picot, puis massier dans l’atelier d’Alexandre Cabanel, peintre académique de renom dont l’œuvre illustre avec brio l’inclinaison artistique du Second Empire, friand de grandes machineries historiques. Mais, la personnalité du jeune Alexis est complexe et s’il se conforme à la hiérarchie des genres de son époque en effectuant des peintures à thèmes historiques, mythologiques ou bibliques, il produit parallèlement une œuvre abondante à l’aquarelle. Cette dernière illustre sa propension à figurer l’instantanéité de son environnement, essentiellement naturel. Lors de son séjour parisien, il saisit par le biais de cette technique difficile des morceaux choisis de paysage, devenant ainsi proche, par sa démarche, de ses contemporains en rupture avec l’enseignement académique, les Impressionnistes. Tout comme eux, Alexis Mossa se rend à Fontainebleau et à Barbizon (1866), sur les pas des peintres paysagistes du XIXème siècle : Corot, Daubigny, Rousseau, Millet et Diaz. Rappelé à Nice en 1869 par sa famille, alors inquiète de ses fréquentations et de son mode de vie, Mossa se lance rapidement dans la vie professionnelle. Son destin est alors tracé : le retour à Nice l’éloignera des honneurs et de la notoriété nationale. Car, afin d’acquérir gloire et célébrité, les peintres, lors du XIXème siècle, doivent encore suivre un parcours tout tracé, les amenant d’un enseignement académique strict au sein de l’école des Beaux-Arts aux expositions annuelles du grand Salon. Alexis Mossa tentera sa chance à plusieurs reprises mais ses envois seront toujours refusés par la vénérable institution. En revanche, le jeune artiste trouve, à Nice, un environnement favorable qui lui permet de s’investir avec talent dans de multiples activités intellectuelles et artistiques. Erudit passionné et artiste renommé, Alexis Mossa participe pleinement à la vie culturelle niçoise. Il s’emploie en 1876 à la création de la Société des Beaux-Arts, devient conseiller municipal en 1886 -mission qu’il accomplira avec dévouement durant dix ans- et défend, avec énergie, le projet de création d’un musée des Beaux-Arts. Il sera d’ailleurs en 1905 le premier conservateur de ce musée et occupera cette fonction pratiquement jusqu’en 1926, année où son fils, Gustav Adolph lui succédera.