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Carlton Palace à Nice. Façade sur jardin public

Plan : Carlton Palace à Nice. Façade sur jardin public
Plan :
Carlton Palace à Nice. Façade sur jardin public
Auteur :
DALMAS, Charles (1863-1938). Architecte
Date :
Lieu :
Service des Archives Nice Côte d'Azur
N° inventaire :
2 T 227/604 n° 12
Acquisition :
Versement du service des permis de construire de la Ville de Nice
Type :
Plan
Technique :
Tirage bleu de plan. Ech. 1/200e
Domaine :
Patrimoine bâti
Catégorie :
Plans
Période :
XXe siècle
Il s'agit de l'ancien « hôtel Ruhl », à l'angle de la promenade des Anglais. Le « Carlton » de Nice et le « Carlton » de Cannes, deux commandes de la compagnie Ruhl, ont été construits la même année (1912) selon les mêmes principes avec la volonté d’en faire les hôtels les plus luxueux et les plus confortables du littoral méditerranéen : le bâtiment est isolé sur ses quatre côtés ; deux dômes encadrent la construction et marquent l’édifice dans le paysage ce qui permet à l’hôtel de se faire plus facilement repérer par le public. Les façades sont rythmées par des avancées. A Nice, ces avancées en façade marquent l’emplacement des pièces, la composition intérieure de l’hôtel est ainsi visible de l’extérieur, alors qu’à Cannes rien ne différencie les salons des chambres. Dalmas adopte dans ces deux édifices une nouvelle distribution, répétant invariablement un module (comprenant un vestibule distribuant la salle de bain et la chambre) tout au long de la façade. Le parti de l’architecte a été d’adopter ici une façade extrêmement mouvementée et découpée, de façon à donner à chaque appartement ou chambre une vue oblique en même temps qu’une vue directe et faire ainsi profiter tous les locataires des charmes de la villégiature. Les deux premiers niveaux sont traités en avant-corps pour permettre un plus grand développement des salles et salons de réceptions et de fêtes. Le dernier niveau est traité différemment : à Cannes, Dalmas place une balustrade tandis qu’à Nice il dispose une succession de mansardes afin d’utiliser au maximum l’espace imparti. Le grand hall du Ruhl ressemble à celui réalisé par Niermans au Négresco à Nice, les deux étant surmontés d’une verrière. La salle est entourée d’une galerie ouverte rythmée par des colonnes ioniques jumelées, parti pris de décoration et de structure très fréquemment utilisé à la veille de la Première guerre mondiale dans les programmes d’hôtellerie de luxe sur la Côte d’Azur. Dalmas emploie régulièrement les mêmes motifs décoratifs et souvent le même schéma d’un palais à un autre. La répétition est rendue possible par la fabrication industrielle des éléments de décor. La même année, Dalmas réalise également le « Splendid », boulevard Victor Hugo, le palais « Trianon Kanochine » avenue Depoilly et le Cercle de la Méditerranée sur la Promenade des Anglais.

Il s'agit de l'ancien « hôtel Ruhl », à l'angle de la promenade des Anglais. Le « Carlton » de Nice et le « Carlton » de Cannes, deux commandes de la compagnie Ruhl, ont été construits la même année (1912) selon les mêmes principes avec la volonté d’en faire les hôtels les plus luxueux et les plus confortables du littoral méditerranéen : le bâtiment est isolé sur ses quatre côtés ; deux dômes encadrent la construction et marquent l’édifice dans le paysage ce qui permet à l’hôtel de se faire plus facilement repérer par le public. Les façades sont rythmées par des avancées. A Nice, ces avancées en façade marquent l’emplacement des pièces, la composition intérieure de l’hôtel est ainsi visible de l’extérieur, alors qu’à Cannes rien ne différencie les salons des chambres. Dalmas adopte dans ces deux édifices une nouvelle distribution, répétant invariablement un module (comprenant un vestibule distribuant la salle de bain et la chambre) tout au long de la façade. Le parti de l’architecte a été d’adopter ici une façade extrêmement mouvementée et découpée, de façon à donner à chaque appartement ou chambre une vue oblique en même temps qu’une vue directe et faire ainsi profiter tous les locataires des charmes de la villégiature. Les deux premiers niveaux sont traités en avant-corps pour permettre un plus grand développement des salles et salons de réceptions et de fêtes. Le dernier niveau est traité différemment : à Cannes, Dalmas place une balustrade tandis qu’à Nice il dispose une succession de mansardes afin d’utiliser au maximum l’espace imparti. Le grand hall du Ruhl ressemble à celui réalisé par Niermans au Négresco à Nice, les deux étant surmontés d’une verrière. La salle est entourée d’une galerie ouverte rythmée par des colonnes ioniques jumelées, parti pris de décoration et de structure très fréquemment utilisé à la veille de la Première guerre mondiale dans les programmes d’hôtellerie de luxe sur la Côte d’Azur. Dalmas emploie régulièrement les mêmes motifs décoratifs et souvent le même schéma d’un palais à un autre. La répétition est rendue possible par la fabrication industrielle des éléments de décor. La même année, Dalmas réalise également le « Splendid », boulevard Victor Hugo, le palais « Trianon Kanochine » avenue Depoilly et le Cercle de la Méditerranée sur la Promenade des Anglais.