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Dauphine

Compression : Dauphine
Compression :
Dauphine
Auteur :
CÉSAR (César BALDACCINI, dit) (Marseille (France), 1921-Paris (France), 1998)
Date :
Lieu :
Musée d'art moderne et contemporain, MAMAC, Nice
Crédit :
© SBJ / Adagp, Paris
N° inventaire :
Inv. : 988. 19. 1
Acquisition :
Echange en 1988
Type :
Compression
Technique :
Compression plate de voiture de couleur rouge vermillon sur socle auto-portant ; immatriculation 317 CE 91, tôle compressée
Format :
410 x 190 x 60 cm
Domaine :
Beaux-Arts
Catégorie :
Sculpture
Période :
XXe siècle

La Dauphine est la première compression plate de César. Imaginée en 1959, elle sera finalement réalisée en 1970 à l’occasion du 10ème anniversaire du Nouveau Réalisme à Milan. Il expose alors, à même le sol, cette compression intégrale d’une automobile effectuée de haut en bas. Il devient ainsi l’un des premiers sculpteurs à se servir d'une machine-outil, une presse industrielle, comme outil artistique reflétant le moment précis du choc qui torture la matière. La machine a comprimé la voiture une première fois, la transformant en une « galette » de 60 cm d’épaisseur environ, puis elle l’a écrasé d’un coup de masse sur le toit jusqu’à lui donner une forme à peu près rectangulaire puisque nous sommes dans le cadre d’une compression dirigée. Mais les dimensions initiales du véhicule sont respectées, son aspect général permet de reconnaître la marque, la série ; en somme son identité est préservée. Il s’agit d’ailleurs, élément qui n’est pas anodin, d’une Dauphine du milieu des années 1960, de couleur rouge carmin, un modèle extrêmement répandu sur le territoire national mais qui a un statut d’objet, objet dont on peut reconnaître les composantes, le volant, la galerie du tableau de bord, les phares, la plaque minéralogique.

La Dauphine est la première compression plate de César. Imaginée en 1959, elle sera finalement réalisée en 1970 à l’occasion du 10ème anniversaire du Nouveau Réalisme à Milan. Il expose alors, à même le sol, cette compression intégrale d’une automobile effectuée de haut en bas. Il devient ainsi l’un des premiers sculpteurs à se servir d'une machine-outil, une presse industrielle, comme outil artistique reflétant le moment précis du choc qui torture la matière. La machine a comprimé la voiture une première fois, la transformant en une « galette » de 60 cm d’épaisseur environ, puis elle l’a écrasé d’un coup de masse sur le toit jusqu’à lui donner une forme à peu près rectangulaire puisque nous sommes dans le cadre d’une compression dirigée. Mais les dimensions initiales du véhicule sont respectées, son aspect général permet de reconnaître la marque, la série ; en somme son identité est préservée. Il s’agit d’ailleurs, élément qui n’est pas anodin, d’une Dauphine du milieu des années 1960, de couleur rouge carmin, un modèle extrêmement répandu sur le territoire national mais qui a un statut d’objet, objet dont on peut reconnaître les composantes, le volant, la galerie du tableau de bord, les phares, la plaque minéralogique.