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Gare du Sud des Chemins de fer de Provence. Façade

Photographie d'architecture : Gare du Sud des Chemins de fer de Provence. Façade
Photographie d'architecture :
Gare du Sud des Chemins de fer de Provence. Façade
Auteur :
BOBIN, Prosper (1844-1923). Architecte
Lieu :
Service du Patrimoine historique de la ville de Nice
Crédit :
Photographie Ville de Nice, Véran, septembre 2015
Type :
Photographie d'architecture
Domaine :
Patrimoine bâti
Catégorie :
Vues actuelles
Période :
XIXe siècle
De la Gare du Sud, il ne reste aujourd'hui que le bâtiment des voyageurs. Ce dernier fut pensé comme l'édifice de prestige de la Compagnie des chemins de fer du sud de la France. Il affichait des ambitions architecturales que bien peu de constructions ferroviaires pouvaient soutenir dans le grand sud est français. La parenté entre la gare du Sud et la gare du Nord (à Paris) dessinée par Hittorf est assez nette : un avant-corps central qui établit une correspondance visuelle entre la façade côté boulevard et halle métallique côté voies ; la grande baie cintrée divisée dans sa partie basse en trois baies jumelées ; les deux ailes terminées par des pavillons d'angle à fronton triangulaire. La composition de la façade est imposante, un peu raide. Le volume du corps central domine nettement les deux ailes et son élancement est encore renforcé par la ligne de l'entablement dorique qui court du nord au sud et délimite deux niveaux dans la grande baie centrale. Le rythme des travées, assez austère, est encore souligné par les pilastres et les piliers colossaux. La pierre de taille est réservée aux encadrements et aux chaînes. L'élévation a reçu un parement en briques beige et rouge-orangé dessinant de petites croix et une frise sous l'entablement. Sous le fronton principal, cette frise est doublée d'une seconde, à la grecque. Les éléments de décor de la façade sont nombreux et variés : amortissements en forme de pommes de pin et de globes terrestres, transennes en céramique rouge, patères de l'architrave en céramique verte, frontons ornés de bustes. . . Les toits sont coniques et à croupes. Les toits coniques sont réservés aux deux petites tours rondes qui prolongent vers l'ouest les pavillons d'angle. La couverture, en tuiles plates mécaniques sur les toits à pans et en écailles sur les toits coniques, a des bordures de rive en céramique beige ornées de motifs floraux. Les angles sont rehaussés d'acrotères et les faîtages de crêtes. Les corps de bâtiments principaux ont un rez-de-chaussée et un entresol. Les pavillons d'angle ont un étage carré supplémentaire, et les tours rondes en ont deux. L'ensemble est aujourd'hui dans un très mauvais état de conservation et attend d'être réhabilité. Le bâtiment des voyageurs constituant la façade de la gare a fait l’objet d’une inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 23 septembre 2002, la halle des trains par arrêté du 23 juin 2005.

De la Gare du Sud, il ne reste aujourd'hui que le bâtiment des voyageurs. Ce dernier fut pensé comme l'édifice de prestige de la Compagnie des chemins de fer du sud de la France. Il affichait des ambitions architecturales que bien peu de constructions ferroviaires pouvaient soutenir dans le grand sud est français. La parenté entre la gare du Sud et la gare du Nord (à Paris) dessinée par Hittorf est assez nette : un avant-corps central qui établit une correspondance visuelle entre la façade côté boulevard et halle métallique côté voies ; la grande baie cintrée divisée dans sa partie basse en trois baies jumelées ; les deux ailes terminées par des pavillons d'angle à fronton triangulaire. La composition de la façade est imposante, un peu raide. Le volume du corps central domine nettement les deux ailes et son élancement est encore renforcé par la ligne de l'entablement dorique qui court du nord au sud et délimite deux niveaux dans la grande baie centrale. Le rythme des travées, assez austère, est encore souligné par les pilastres et les piliers colossaux. La pierre de taille est réservée aux encadrements et aux chaînes. L'élévation a reçu un parement en briques beige et rouge-orangé dessinant de petites croix et une frise sous l'entablement. Sous le fronton principal, cette frise est doublée d'une seconde, à la grecque. Les éléments de décor de la façade sont nombreux et variés : amortissements en forme de pommes de pin et de globes terrestres, transennes en céramique rouge, patères de l'architrave en céramique verte, frontons ornés de bustes. . . Les toits sont coniques et à croupes. Les toits coniques sont réservés aux deux petites tours rondes qui prolongent vers l'ouest les pavillons d'angle. La couverture, en tuiles plates mécaniques sur les toits à pans et en écailles sur les toits coniques, a des bordures de rive en céramique beige ornées de motifs floraux. Les angles sont rehaussés d'acrotères et les faîtages de crêtes. Les corps de bâtiments principaux ont un rez-de-chaussée et un entresol. Les pavillons d'angle ont un étage carré supplémentaire, et les tours rondes en ont deux. L'ensemble est aujourd'hui dans un très mauvais état de conservation et attend d'être réhabilité. Le bâtiment des voyageurs constituant la façade de la gare a fait l’objet d’une inscription à l’inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 23 septembre 2002, la halle des trains par arrêté du 23 juin 2005.