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Glaive de l’Ecole de Mars

Arme : Glaive de l’Ecole de Mars
Arme :
Glaive de l’Ecole de Mars
Auteur :
Anonyme
Date :
Lieu :
Villa Masséna, Nice
N° inventaire :
Inv. : MAH 2071
Acquisition :
Don de la Société des amis des musées, 1923
Type :
Arme
Technique :
Acier, fer, laiton
Format :
66,5 x 11 cm
Domaine :
Beaux-Arts
Catégorie :
Objets
Période :
Révolution et Empire
Les élèves de l’Ecole de Mars sont dotés d’un uniforme et d’un sabre à l’antique inspiré des glaives romains courts et droits. Arme en fer et en laiton plus décorative que fonctionnelle, on attribue parfois son dessin à Jacques-Louis David, bien qu’on n’en connaisse aucun qui permette de l’attester. Si le nom de l’artiste a été avancé, c’est probablement en raison des projets de costumes qu’il réalise en 1794 à la demande du Comité de Salut public, venant ainsi concrétiser un vœu de la Société populaire et républicaine des Arts en matière d’habillement. La proposition de David pour l’habit militaire sera copiée pour fournir l’uniforme des élèves de l’Ecole de Mars. L’arme est constituée d’une lame droite à deux tranchants et d’une poignée en laiton, moulée et ciselée d’écailles nervurées, qui se termine en dôme. Trois quillons recourbés en fer se détachent d’une traverse rectangulaire sous laquelle apparaît un bonnet phrygien en relief. Le fourreau, constitué de deux attèles de bois, est recouvert de drap rouge. Il se termine par une garniture rectangulaire en feuille de laiton à décor de palmettes à sept brins et un dard arrondi, plus large, décoré d’une palme nervurée. L’iconographie du glaive est peu abondante, elle apparaît au plus tôt dans une Académie d’élève de l’Ecole de Mars, peinte vers 1796 par un artiste anonyme du groupe dit des « Primitifs ». Au XIXe siècle, le peintre préraphaélite John Everett Millais (1829-1896), le représente dans un tableau intitulé The Romans leaving Britain exposé à la Royal Academy en 18653. Le sujet de l’œuvre, inspiré des Chroniques de l’histoire de l’Angleterre de Raphael Holinshead (1577) a pour thème le départ des légions romaines à la fin de la période d’occupation des îles britanniques. Authentiques, reconstitués ou adaptés pour d’autres usages, plusieurs glaives sont connus dans les musées, comme notamment celui faisant partie des collections anciennes du château de Malmaison qui aurait été porté par l’acteur François-Joseph Talma (1763-1826). Œuvre restaurée en 2007 par l’atelier Olivier Morel.

Les élèves de l’Ecole de Mars sont dotés d’un uniforme et d’un sabre à l’antique inspiré des glaives romains courts et droits. Arme en fer et en laiton plus décorative que fonctionnelle, on attribue parfois son dessin à Jacques-Louis David, bien qu’on n’en connaisse aucun qui permette de l’attester. Si le nom de l’artiste a été avancé, c’est probablement en raison des projets de costumes qu’il réalise en 1794 à la demande du Comité de Salut public, venant ainsi concrétiser un vœu de la Société populaire et républicaine des Arts en matière d’habillement. La proposition de David pour l’habit militaire sera copiée pour fournir l’uniforme des élèves de l’Ecole de Mars. L’arme est constituée d’une lame droite à deux tranchants et d’une poignée en laiton, moulée et ciselée d’écailles nervurées, qui se termine en dôme. Trois quillons recourbés en fer se détachent d’une traverse rectangulaire sous laquelle apparaît un bonnet phrygien en relief. Le fourreau, constitué de deux attèles de bois, est recouvert de drap rouge. Il se termine par une garniture rectangulaire en feuille de laiton à décor de palmettes à sept brins et un dard arrondi, plus large, décoré d’une palme nervurée. L’iconographie du glaive est peu abondante, elle apparaît au plus tôt dans une Académie d’élève de l’Ecole de Mars, peinte vers 1796 par un artiste anonyme du groupe dit des « Primitifs ». Au XIXe siècle, le peintre préraphaélite John Everett Millais (1829-1896), le représente dans un tableau intitulé The Romans leaving Britain exposé à la Royal Academy en 18653. Le sujet de l’œuvre, inspiré des Chroniques de l’histoire de l’Angleterre de Raphael Holinshead (1577) a pour thème le départ des légions romaines à la fin de la période d’occupation des îles britanniques. Authentiques, reconstitués ou adaptés pour d’autres usages, plusieurs glaives sont connus dans les musées, comme notamment celui faisant partie des collections anciennes du château de Malmaison qui aurait été porté par l’acteur François-Joseph Talma (1763-1826). Œuvre restaurée en 2007 par l’atelier Olivier Morel.