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Hippodrome du Var. Grande tribune de pesage.

Plan : Hippodrome du Var. Grande tribune de pesage.
Plan :
Hippodrome du Var. Grande tribune de pesage.
Auteur :
Anonyme
Date :
Lieu :
Service des Archives Nice Côte d'Azur
N° inventaire :
1 W 337/2
Acquisition :
Versement du service des Bâtiments communaux de la Ville de Nice
Type :
Plan
Technique :
Tirage de plan sur papier. Ech. 1/200e
Domaine :
Patrimoine bâti
Catégorie :
Plans
Période :
XXe siècle
Parmi les loisirs proposés à Nice aux hivernants, les courses de chevaux sont les spectacles sportifs les plus fréquentés sur le champ de course créé à l’embouchure du Var dans le quartier de l'Arénas par Paul Bounin (1861-1932). Neuf journées avec une moyenne de quatre courses par journée, pour le saut d’obstacle, en janvier ; en février, courses de trot, six journées avec une moyenne de six courses par jour et le Grand prix de la ville de Nice doté de 100 000 francs de prix ; enfin deux réunions de courses plates en mars. Les recettes du Grand-prix s’élèvent à 432 000 francs. Les courses de la Belle Epoque sont un événement mondain tout autant que sportif, comme en attestent les toilettes des petits personnages figurés sur ce plan d’agrandissement de la grande tribune de pesage et les témoignages des contemporains : dans le quartier de la Californie, chaque après-midi « un magnifique train des équipages quittait la ville. . . Les Niçois des bords de la route de France, le long du parcours, admiraient les toilettes des dames et la magnificence de certains équipages ». Non loin de là, en mars 1912 l'aviateur Maicon installe sur le terrain de la Californie un aéro-club resté en service jusqu'en 1939. L'idée de l'édification d'un aérodrome conforme aux possibilités de la Ville de Nice prend corps dès 1934, mais son assiette était alors soumise à la préservation de l'hippodrome et des terrains de cultures maraîchères. Une vaste emprise sur la mer est envisagée mais les études restent en sommeil. En 1944, le Génie américain trace sur ces terres une piste Nord-Est-Sud-Ouest, afin de permettre l'envol des avions de reconnaissance et des bombardiers légers. Après guerre, le quartier de l'Arénas a été complètement rasé par les bombardements qui ont détruit le pont sur le Var ; le champ de courses n'existe plus, les cultures maraîchères ont disparu. En 1945, le Conseil général décide donc la construction d'un aéroport dont la piste aura 2 100 m, acceptant le déplacement de l'hippodrome vers Cagnes-sur-Mer.

Parmi les loisirs proposés à Nice aux hivernants, les courses de chevaux sont les spectacles sportifs les plus fréquentés sur le champ de course créé à l’embouchure du Var dans le quartier de l'Arénas par Paul Bounin (1861-1932). Neuf journées avec une moyenne de quatre courses par journée, pour le saut d’obstacle, en janvier ; en février, courses de trot, six journées avec une moyenne de six courses par jour et le Grand prix de la ville de Nice doté de 100 000 francs de prix ; enfin deux réunions de courses plates en mars. Les recettes du Grand-prix s’élèvent à 432 000 francs. Les courses de la Belle Epoque sont un événement mondain tout autant que sportif, comme en attestent les toilettes des petits personnages figurés sur ce plan d’agrandissement de la grande tribune de pesage et les témoignages des contemporains : dans le quartier de la Californie, chaque après-midi « un magnifique train des équipages quittait la ville. . . Les Niçois des bords de la route de France, le long du parcours, admiraient les toilettes des dames et la magnificence de certains équipages ». Non loin de là, en mars 1912 l'aviateur Maicon installe sur le terrain de la Californie un aéro-club resté en service jusqu'en 1939. L'idée de l'édification d'un aérodrome conforme aux possibilités de la Ville de Nice prend corps dès 1934, mais son assiette était alors soumise à la préservation de l'hippodrome et des terrains de cultures maraîchères. Une vaste emprise sur la mer est envisagée mais les études restent en sommeil. En 1944, le Génie américain trace sur ces terres une piste Nord-Est-Sud-Ouest, afin de permettre l'envol des avions de reconnaissance et des bombardiers légers. Après guerre, le quartier de l'Arénas a été complètement rasé par les bombardements qui ont détruit le pont sur le Var ; le champ de courses n'existe plus, les cultures maraîchères ont disparu. En 1945, le Conseil général décide donc la construction d'un aéroport dont la piste aura 2 100 m, acceptant le déplacement de l'hippodrome vers Cagnes-sur-Mer.