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Maison de commerce Colombo, Nice. Brouillard de lettres comportant des échantillons de tissus de la maison Dollfus à Lyon.

Document d'archives : Maison de commerce Colombo, Nice. Brouillard de lettres comportant des échantillons de tissus de la maison Dollfus à Lyon.
Document d'archives :
Maison de commerce Colombo, Nice. Brouillard de lettres comportant des échantillons de tissus de la maison Dollfus à Lyon.
Auteur :
Anonyme
Date :
Lieu :
Service des Archives Nice Côte d'Azur
N° inventaire :
1 S 29
Type :
Document d'archives
Technique :
Papier, mansucrit, bandes de tissu collées
Format :
31,5 x 19 cm
Domaine :
Archives et vie quotidienne
Catégorie :
Vie économique
Période :
XIXe siècle
Le fonds d’archives a été découvert dans les combles du Palais Lascaris rue Droite, ancienne propriété Colombo, acquis par la Ville en 1965. Négociant niçois actif entre 1824 et 1869, Abraham Colombo (1803-1870) demeure au palais Lascaris (15 rue Droite), acquis en 1794 comme bien national, et possède à Cimiez une maison de campagne qu'il lui arrive de louer au dey d'Alger, Hussein Bey – une rue du quartier porte désormais le nom de Colombo. En 1863 il est président de la communauté israélite de Nice ; en 1867 il est délégué du Consistoire. Il est également président du Tribunal de Commerce de Nice, administrateur de la Banque de France, conseiller municipal et conseiller consulaire. C'était un farouche partisan de l'Annexion : « Surtout, Messieurs, n'oublions jamais, que c'est à notre annexion à la France que nous devons d’être au rang de tous les citoyens et ne nous séparons jamais sans dire : Vive l’Empereur ! Vive l’Impératrice ! Vive le Prince Impérial ! ». Il est fait chevalier de la Légion d'honneur. Le fonds Colombo comprend une centaine de registres ou cahiers reliés. Composé essentiellement de copies de lettres commerciales et de livres de comptes, ce fonds permet, entre 1784 et 1864, d’évoquer l’activité économique et l’ascension sociale de petits commerçants juifs installés dans le ghetto de Nice. Le canton calviniste de Mulhouse, souvent qualifié de « petite Manchester », doit son essor au textile, et plus spécialement à la fabrication de cotonnades, interdites sur territoire français pour y protéger l’industrie de la laine et du lin. C’est donc là que naît la maison Dollfus qui va devenir l’entreprise DMC. En 1760, un Dollfus quitte l’Alsace pour fonder une « indiennerie » à Lyon quand, sous l’impulsion de Mme de Pompadour, la fabrication des indiennes est autorisée en France. Le public se prend d’affection pour ces étoffes légères, gaies et colorées… qualifiées aujourd’hui de « tissus provençaux » ! A Nice, sous l’Empire et la Restauration sarde, la maison Colombo fait venir de Lyon les tissus à motifs fleuris utilisés pour confectionner des robes et corsages bariolés, bien plus variés que le monotone tissu rayé rouge et blanc imposé par les folkloristes.

Le fonds d’archives a été découvert dans les combles du Palais Lascaris rue Droite, ancienne propriété Colombo, acquis par la Ville en 1965. Négociant niçois actif entre 1824 et 1869, Abraham Colombo (1803-1870) demeure au palais Lascaris (15 rue Droite), acquis en 1794 comme bien national, et possède à Cimiez une maison de campagne qu'il lui arrive de louer au dey d'Alger, Hussein Bey – une rue du quartier porte désormais le nom de Colombo. En 1863 il est président de la communauté israélite de Nice ; en 1867 il est délégué du Consistoire. Il est également président du Tribunal de Commerce de Nice, administrateur de la Banque de France, conseiller municipal et conseiller consulaire. C'était un farouche partisan de l'Annexion : « Surtout, Messieurs, n'oublions jamais, que c'est à notre annexion à la France que nous devons d’être au rang de tous les citoyens et ne nous séparons jamais sans dire : Vive l’Empereur ! Vive l’Impératrice ! Vive le Prince Impérial ! ». Il est fait chevalier de la Légion d'honneur. Le fonds Colombo comprend une centaine de registres ou cahiers reliés. Composé essentiellement de copies de lettres commerciales et de livres de comptes, ce fonds permet, entre 1784 et 1864, d’évoquer l’activité économique et l’ascension sociale de petits commerçants juifs installés dans le ghetto de Nice. Le canton calviniste de Mulhouse, souvent qualifié de « petite Manchester », doit son essor au textile, et plus spécialement à la fabrication de cotonnades, interdites sur territoire français pour y protéger l’industrie de la laine et du lin. C’est donc là que naît la maison Dollfus qui va devenir l’entreprise DMC. En 1760, un Dollfus quitte l’Alsace pour fonder une « indiennerie » à Lyon quand, sous l’impulsion de Mme de Pompadour, la fabrication des indiennes est autorisée en France. Le public se prend d’affection pour ces étoffes légères, gaies et colorées… qualifiées aujourd’hui de « tissus provençaux » ! A Nice, sous l’Empire et la Restauration sarde, la maison Colombo fait venir de Lyon les tissus à motifs fleuris utilisés pour confectionner des robes et corsages bariolés, bien plus variés que le monotone tissu rayé rouge et blanc imposé par les folkloristes.