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Nu bleu IV, Nice

Gouache découpée : Nu bleu IV, Nice
Gouache découpée :
Nu bleu IV, Nice
Auteur :
MATISSE, Henri (1869-1954)
Date :
Lieu :
Musée Matisse, Nice
Crédit :
Photo : François Fernandez
© Succession H. Matisse
N° inventaire :
Inv. : D. 78. 1. 57 / RF 36789
Acquisition :
Paris, musée d’Orsay, don de Mme Jean Matisse, 1978, dépôt au musée Matisse, Nice
Type :
Gouache découpée
Technique :
Papier gouaché, découpé, collé sur papier Canson blanc, marouflé sur toile
Format :
103 x 74 cm
Domaine :
Beaux-Arts
Catégorie :
Peinture
Période :
XXe siècle

Nu bleu IV, réalisé en 1952 dans l’atelier du Régina fait partie d’un ensemble de quatre compositions en gouaches découpées, la série des Nus bleus. Par rapport aux trois autres, Nu bleu IV est travaillé sur la durée alors que Nus Bleus I, II et III sont exécutés d’un seul coup de ciseau. Il s’impose donc comme la matrice des autres, et porte la trace des multiples coups de crayons et d’ajustements des morceaux de gouaches bleus. Si Matisse n’a pas exprimé de préférence particulière pour une couleur de sa palette, le bleu a néanmoins pris une place privilégiée dans son œuvre. Au cours des dernières années de sa vie, il utilise un bleu d’une texture particulière pour obtenir, par aplats, une matière lumineuse. Le bleu intense du papier découpé n’est pas là pour symboliser la couleur des mers mais tout simplement parce que Henri Matisse, après de longue recherches expérimentales, a reconnu à ce bleu une vertu de fixation peu à peu génératrice de lumière et de couleur. L’intensité de ce bleu unique interpelle le spectateur, comme un coup de gong interrompt une action et attire l’attention, pour l’entraîner vers une nouvelle vision et de nouveaux équilibres. Dans le Nu bleu IV les vides qui dissocient les aplats bleus mettent en valeur la pose du modèle. Par cette discontinuité dans la représentation des membres, il crée une nouvelle harmonie dans laquelle le vide du blanc de la feuille contribue à l’unité de la pose.

Nu bleu IV, réalisé en 1952 dans l’atelier du Régina fait partie d’un ensemble de quatre compositions en gouaches découpées, la série des Nus bleus. Par rapport aux trois autres, Nu bleu IV est travaillé sur la durée alors que Nus Bleus I, II et III sont exécutés d’un seul coup de ciseau. Il s’impose donc comme la matrice des autres, et porte la trace des multiples coups de crayons et d’ajustements des morceaux de gouaches bleus. Si Matisse n’a pas exprimé de préférence particulière pour une couleur de sa palette, le bleu a néanmoins pris une place privilégiée dans son œuvre. Au cours des dernières années de sa vie, il utilise un bleu d’une texture particulière pour obtenir, par aplats, une matière lumineuse. Le bleu intense du papier découpé n’est pas là pour symboliser la couleur des mers mais tout simplement parce que Henri Matisse, après de longue recherches expérimentales, a reconnu à ce bleu une vertu de fixation peu à peu génératrice de lumière et de couleur. L’intensité de ce bleu unique interpelle le spectateur, comme un coup de gong interrompt une action et attire l’attention, pour l’entraîner vers une nouvelle vision et de nouveaux équilibres. Dans le Nu bleu IV les vides qui dissocient les aplats bleus mettent en valeur la pose du modèle. Par cette discontinuité dans la représentation des membres, il crée une nouvelle harmonie dans laquelle le vide du blanc de la feuille contribue à l’unité de la pose.