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Portrait d’Anatole Jakovsky

Tableau : Portrait d’Anatole Jakovsky
Tableau :
Portrait d’Anatole Jakovsky
Auteur :
O’BRADY Gertrude Allen (Etats-Unis, 1904-1970)
Date :
Lieu :
Musée international d'art naïf Anatole Jakowsky
N° inventaire :
Inv. : N.Man.82.P0418
Acquisition :
Donation Anatole et Renée Jakovsky
Type :
Tableau
Technique :
Huile sur toile
Format :
23 x 13 cm
Domaine :
Beaux-Arts
Catégorie :
Peinture
Période :
XXe siècle
Gertrude O’Brady, d’origine américaine, est arrivée en France à la veille de la deuxième Guerre Mondiale. Elle fréquentait alors le milieu des artistes réunis à Montparnasse où elle put ainsi rencontrer Anatole Jakovsky. C’est lui-même qui lui conseilla de peindre et ses progrès furent fulgurants tant son sens de la couleur était juste et affiné. En 1939, elle rend hommage à Anatole Jakovsky en le représentant de façon frontale, arborant une chemise à carreaux (fait exceptionnel pour l’époque) qui n’était autre qu’un cadeau de son ami Calder. Elle fut internée au camp de Vittel en tant que ressortissante américaine pendant la Guerre. N’ayant pu obtenir que du papier et un crayon à la mine de plomb, elle entama un travail de portraitiste prodigieux en immortalisant ses codétenus. A la sortie du camp, Anatole Jakovsky qui avait depuis longtemps reconnu son génie, lui organisa une exposition. Le succès de cette manifestation lui provoqua un profond malaise. Pour effacer cette angoisse, elle arrêta de peindre et dessiner et partit se réfugier dans un couvent en Italie près de Rome avant de revenir aux Etats-Unis pour rentrer dans les ordres. Sans ce renoncement, elle aurait sans nul doute fait figure d’artiste Naïve aux côtés de Grandma Moses, adulée par les Américains.

Gertrude O’Brady, d’origine américaine, est arrivée en France à la veille de la deuxième Guerre Mondiale. Elle fréquentait alors le milieu des artistes réunis à Montparnasse où elle put ainsi rencontrer Anatole Jakovsky. C’est lui-même qui lui conseilla de peindre et ses progrès furent fulgurants tant son sens de la couleur était juste et affiné. En 1939, elle rend hommage à Anatole Jakovsky en le représentant de façon frontale, arborant une chemise à carreaux (fait exceptionnel pour l’époque) qui n’était autre qu’un cadeau de son ami Calder. Elle fut internée au camp de Vittel en tant que ressortissante américaine pendant la Guerre. N’ayant pu obtenir que du papier et un crayon à la mine de plomb, elle entama un travail de portraitiste prodigieux en immortalisant ses codétenus. A la sortie du camp, Anatole Jakovsky qui avait depuis longtemps reconnu son génie, lui organisa une exposition. Le succès de cette manifestation lui provoqua un profond malaise. Pour effacer cette angoisse, elle arrêta de peindre et dessiner et partit se réfugier dans un couvent en Italie près de Rome avant de revenir aux Etats-Unis pour rentrer dans les ordres. Sans ce renoncement, elle aurait sans nul doute fait figure d’artiste Naïve aux côtés de Grandma Moses, adulée par les Américains.