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Portrait de l’Impératrice Joséphine

Tableau : Portrait de l’Impératrice Joséphine
Tableau :
Portrait de l’Impératrice Joséphine
Auteur :
GROS, Antoine-Jean (1771-1835)
Date :
Lieu :
Villa Masséna, Nice
N° inventaire :
Inv. : MAH 2842
Acquisition :
Don de M. et Mme John Jaffé, 1927.
Type :
Tableau
Technique :
Huile sur toile
Format :
215 x 140 cm
Domaine :
Beaux-Arts
Catégorie :
Peinture
Période :
Révolution et Empire
Elle pose sa main gauche sur un livre relié de maroquin rouge sur lequel est inscrit Flore de Malmaison. Ce geste rappelle l’attention que Joséphine porta à l’aménagement du jardin confié à Aimé Bonpland (1773-1858) et l’attirance qu’elle manifesta pour la botanique faisant de Pierre-Joseph Redouté (1759-1840), auteur des célèbres planches de dessins de roses, son peintre officiel à partir de 1804. Dans une attitude et expression semblables, le visage tourné vers la gauche, le musée du château de Malmaison conserve un portrait en buste de l’Impératrice, qui passe pour être une esquisse préparatoire au portrait en pied. Au dos du tableau, Auguste Pierlot, possesseur de l’œuvre au XIXe siècle, a laissé sur un carton une note manuscrite signée et datée du 5 mars 1855 par laquelle il «certifie que ce tableau a été donné par l’impératrice Joséphine à mon père Louis Pierlot, intendant général de sa maison en 1810, qu’il a été peint pour l’empereur par Gros en 1808 et a été retiré des salons de Malmaison pour être porté chez mon père à Bordeaux ». En effet, au lendemain de la séparation en 1809 de Joséphine et de Napoléon, cette dernière, bien que conservant l’usage du château de Malmaison, alla s’installer au château de Navarre à proximité de Paris. Louis Pierlot (1768-1826), ancien régent de la Banque de France, fut désigné comme intendant, chargé d’ordonnancer toutes les dépenses de Sa Majesté. Ne pouvant les contrôler, il fut rapidement remercié, malgré l’affection que lui portait l’Impératrice. En témoignage de reconnaissance, elle donna à son intendant ce portrait qui fut soigneusement conservé par son fils Auguste Pierlot. Ses descendants le cédèrent à M. D. Rechner qui l’accrocha dans sa villa Hersilia de Monaco où il fut vendu avec l’ensemble de sa collection en 1926. C’est à cette occasion que M. et Mme John Jaffé, amateurs d’art et bibliophiles napoléoniens, achetèrent le tableau pour l’offrir au musée Masséna. Œuvre restaurée en 2005 par l’atelier Marie-Lys de Castelbajac grâce au soutien du Tokyo Fuji Art Museum.

Elle pose sa main gauche sur un livre relié de maroquin rouge sur lequel est inscrit Flore de Malmaison. Ce geste rappelle l’attention que Joséphine porta à l’aménagement du jardin confié à Aimé Bonpland (1773-1858) et l’attirance qu’elle manifesta pour la botanique faisant de Pierre-Joseph Redouté (1759-1840), auteur des célèbres planches de dessins de roses, son peintre officiel à partir de 1804. Dans une attitude et expression semblables, le visage tourné vers la gauche, le musée du château de Malmaison conserve un portrait en buste de l’Impératrice, qui passe pour être une esquisse préparatoire au portrait en pied. Au dos du tableau, Auguste Pierlot, possesseur de l’œuvre au XIXe siècle, a laissé sur un carton une note manuscrite signée et datée du 5 mars 1855 par laquelle il «certifie que ce tableau a été donné par l’impératrice Joséphine à mon père Louis Pierlot, intendant général de sa maison en 1810, qu’il a été peint pour l’empereur par Gros en 1808 et a été retiré des salons de Malmaison pour être porté chez mon père à Bordeaux ». En effet, au lendemain de la séparation en 1809 de Joséphine et de Napoléon, cette dernière, bien que conservant l’usage du château de Malmaison, alla s’installer au château de Navarre à proximité de Paris. Louis Pierlot (1768-1826), ancien régent de la Banque de France, fut désigné comme intendant, chargé d’ordonnancer toutes les dépenses de Sa Majesté. Ne pouvant les contrôler, il fut rapidement remercié, malgré l’affection que lui portait l’Impératrice. En témoignage de reconnaissance, elle donna à son intendant ce portrait qui fut soigneusement conservé par son fils Auguste Pierlot. Ses descendants le cédèrent à M. D. Rechner qui l’accrocha dans sa villa Hersilia de Monaco où il fut vendu avec l’ensemble de sa collection en 1926. C’est à cette occasion que M. et Mme John Jaffé, amateurs d’art et bibliophiles napoléoniens, achetèrent le tableau pour l’offrir au musée Masséna. Œuvre restaurée en 2005 par l’atelier Marie-Lys de Castelbajac grâce au soutien du Tokyo Fuji Art Museum.