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Signes ou formes abstraites

Tableau : Signes ou formes abstraites
Tableau :
Signes ou formes abstraites
Auteur :
CHAISSAC, Gaston (France, 1910-1964)
Date :
Lieu :
Musée international d'art naïf Anatole Jakowsky
N° inventaire :
Inv. : N.Man.2011.1
Acquisition :
Achat par la Ville de Nice avec la participation du F.R.A.M. en 2011
Type :
Tableau
Technique :
Aquarelle sur papier
Format :
31 x 24 cm
Domaine :
Beaux-Arts
Catégorie :
Peinture
Période :
XXe siècle

Acquise en 2011 grâce à l’exposition en 2002 « Démons et Merveilles » au Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky, cette œuvre représente historiquement un maillon essentiel entre l’Art Moderne et le travail de reconnaissance d’Anatole Jakovsky pour l’Art Brut et bien sûr l’Art Naïf. Cette aquarelle par sa technique, sa « calligraphie » et même son titre, n’est pas sans faire penser à l’œuvre de Paul Klee pour qui Chaissac vouait une grande admiration. Le travail de Klee lui évoquait tout d’abord des formes libres, sans faire appel à aucune notion d’espace et, par ailleurs, Chaissac révèle ici son intérêt pictural pour cet artiste, lui-même à l’origine avec Wassili Kandinsky, des préoccupations modernistes pour les arts premiers, Bruts et Naïfs, depuis leur collaboration à l’Almanach du Blaue Reiter et bientôt au Bauhaus. Cette démarche n’était peut-être pas étrangère au besoin de Chaissac de faire comprendre à Dubuffet qu’il n’adhérait pas à l’étiquette d’Art Brut. En effet, c’est précisément en 1951 que le recueil de poèmes et de lettres de Gaston Chaissac intitulé Hippobosque au bocage paraît aux éditions Gallimard sous le contrôle de Dubuffet. Parallèlement, Anatole Jakovsky était en train de rédiger la première monographie de Gaston Chaissac parue aux Presses Littéraires de France en 1952 sous le titre : Gaston Chaissac – L’homme orchestre. Nous sommes donc à des dates charnières où l’œuvre de Gaston Chaissac se dessine entre ses propres aspirations esthétiques et les lectures respectives de Jean Dubuffet et Anatole Jakovsky.

Acquise en 2011 grâce à l’exposition en 2002 « Démons et Merveilles » au Musée International d’Art Naïf Anatole Jakovsky, cette œuvre représente historiquement un maillon essentiel entre l’Art Moderne et le travail de reconnaissance d’Anatole Jakovsky pour l’Art Brut et bien sûr l’Art Naïf. Cette aquarelle par sa technique, sa « calligraphie » et même son titre, n’est pas sans faire penser à l’œuvre de Paul Klee pour qui Chaissac vouait une grande admiration. Le travail de Klee lui évoquait tout d’abord des formes libres, sans faire appel à aucune notion d’espace et, par ailleurs, Chaissac révèle ici son intérêt pictural pour cet artiste, lui-même à l’origine avec Wassili Kandinsky, des préoccupations modernistes pour les arts premiers, Bruts et Naïfs, depuis leur collaboration à l’Almanach du Blaue Reiter et bientôt au Bauhaus. Cette démarche n’était peut-être pas étrangère au besoin de Chaissac de faire comprendre à Dubuffet qu’il n’adhérait pas à l’étiquette d’Art Brut. En effet, c’est précisément en 1951 que le recueil de poèmes et de lettres de Gaston Chaissac intitulé Hippobosque au bocage paraît aux éditions Gallimard sous le contrôle de Dubuffet. Parallèlement, Anatole Jakovsky était en train de rédiger la première monographie de Gaston Chaissac parue aux Presses Littéraires de France en 1952 sous le titre : Gaston Chaissac – L’homme orchestre. Nous sommes donc à des dates charnières où l’œuvre de Gaston Chaissac se dessine entre ses propres aspirations esthétiques et les lectures respectives de Jean Dubuffet et Anatole Jakovsky.