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Statuta ducalia Sabaudie

Document d'archives : Statuta ducalia Sabaudie
Document d'archives :
Statuta ducalia Sabaudie
Auteur :
Anonyme
Date :
Lieu :
Service des Archives Nice Côte d'Azur
N° inventaire :
AA 9/1
Type :
Document d'archives
Technique :
Recueil de 183 folios, relié de cuir sur ais de bois.
Format :
30 x 22 cm
Domaine :
Archives et vie quotidienne
Catégorie :
Vie politique
Période :
Moyen-âge
Ce manuscrit des « Statuta Sabaudiæ » constitue l’un des plus beaux exemplaires de la riche collection de recueils juridiques médiévaux des Archives municipales. Depuis la rédaction au cours du XIIIe siècle de leurs premiers statuts consulaires, les autorités niçoises se sont en effet attachées à mettre leur droit à jour, en faisant régulièrement rédiger des collections juridiques qui regroupaient aussi bien leur législation municipale et coutumière que les ordonnances des comtes provençaux de la maison d’Anjou et les privilèges particuliers que les princes avaient concédés à la ville Après la conquête en 1388 de la Provence orientale par le comte Amédée VII de Savoie, les autorités niçoises firent réaliser de nouveaux livres pour y insérer les privilèges obtenus des princes de la maison de Savoie. Le manuscrit reste doté de sa couverture originale, de bois, recouverte sur ses plats externes par un cuir sommairement décoré, sur lequel on peut observer les restes d’une ancienne fermeture en fer. Les plats internes de la couverture ont, quant à eux, été recouverts par deux feuilles de parchemins collées sur le bois L’essentiel du manuscrit est consacré aux « Statuta Sabaudiæ » sous la forme d’une copie non authentique dérivée du texte établi par Thomas de Meruel et précédée de quatre autres textes (table de conversion des monnaies datée de 1474, table des matières des « Statuta », une copie des statuts de 1423 et lettre adressée en 1434 par le duc Amédée VIII à la ville de Nice pour demander que les premiers appels puissent être jugés sur place). L’un des traits les plus remarquables du manuscrit est sa décoration recherchée : rubriques et initiales des chapitres portées à l’encre rouge, initiales de chacun des cinq livres des « Statuta » polychromes. Surtout, la page de titre des statuts de 1423 a fait l’objet d’une véritable enluminure, avec une initiale décorée à l’encre d’or et l’insertion, au-dessus et en dessous du texte, d’un décor floral finement dessiné. Dans le décor floral situé en bas de page, l’enlumineur avait inséré un blason qui a été malheureusement gratté, ce qui ne nous permet pas d’identifier ces armoiries qui devaient sans doute constituer une marque de propriété. Trois autres blasons restent en revanche visibles dans le décor floral situé en haut de page : l’écu du centre, armorié par la croix d’argent sur champ de gueules de la maison de Savoie, est accosté par deux autres blasons aux aigles de gueules affrontés sur trois collines d’azur, dans lesquels on a pu voir la plus ancienne représentation connue des actuelles armes à l’aigle de gueules de la ville de Nice.

Ce manuscrit des « Statuta Sabaudiæ » constitue l’un des plus beaux exemplaires de la riche collection de recueils juridiques médiévaux des Archives municipales. Depuis la rédaction au cours du XIIIe siècle de leurs premiers statuts consulaires, les autorités niçoises se sont en effet attachées à mettre leur droit à jour, en faisant régulièrement rédiger des collections juridiques qui regroupaient aussi bien leur législation municipale et coutumière que les ordonnances des comtes provençaux de la maison d’Anjou et les privilèges particuliers que les princes avaient concédés à la ville Après la conquête en 1388 de la Provence orientale par le comte Amédée VII de Savoie, les autorités niçoises firent réaliser de nouveaux livres pour y insérer les privilèges obtenus des princes de la maison de Savoie. Le manuscrit reste doté de sa couverture originale, de bois, recouverte sur ses plats externes par un cuir sommairement décoré, sur lequel on peut observer les restes d’une ancienne fermeture en fer. Les plats internes de la couverture ont, quant à eux, été recouverts par deux feuilles de parchemins collées sur le bois L’essentiel du manuscrit est consacré aux « Statuta Sabaudiæ » sous la forme d’une copie non authentique dérivée du texte établi par Thomas de Meruel et précédée de quatre autres textes (table de conversion des monnaies datée de 1474, table des matières des « Statuta », une copie des statuts de 1423 et lettre adressée en 1434 par le duc Amédée VIII à la ville de Nice pour demander que les premiers appels puissent être jugés sur place). L’un des traits les plus remarquables du manuscrit est sa décoration recherchée : rubriques et initiales des chapitres portées à l’encre rouge, initiales de chacun des cinq livres des « Statuta » polychromes. Surtout, la page de titre des statuts de 1423 a fait l’objet d’une véritable enluminure, avec une initiale décorée à l’encre d’or et l’insertion, au-dessus et en dessous du texte, d’un décor floral finement dessiné. Dans le décor floral situé en bas de page, l’enlumineur avait inséré un blason qui a été malheureusement gratté, ce qui ne nous permet pas d’identifier ces armoiries qui devaient sans doute constituer une marque de propriété. Trois autres blasons restent en revanche visibles dans le décor floral situé en haut de page : l’écu du centre, armorié par la croix d’argent sur champ de gueules de la maison de Savoie, est accosté par deux autres blasons aux aigles de gueules affrontés sur trois collines d’azur, dans lesquels on a pu voir la plus ancienne représentation connue des actuelles armes à l’aigle de gueules de la ville de Nice.