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Villa Masséna. Vestibule. Portrait du maréchal Masséna, prince d’Essling

Tableau : Villa Masséna. Vestibule. Portrait du maréchal Masséna, prince d’Essling
Tableau :
Villa Masséna. Vestibule. Portrait du maréchal Masséna, prince d’Essling
Auteur :
HERSENT, Louis (1777-1860)
Date :
Lieu :
Villa Masséna, Nice
N° inventaire :
Inv. : MAH 3255
Acquisition :
Provient de l’ancienne salle du conseil de l’Hôtel de Ville de Nice.
Type :
Tableau
Technique :
Huile sur toile
Format :
227 x 181 cm
Domaine :
Beaux-Arts
Catégorie :
Peinture
Période :
Révolution et Empire
Louis Hersent, de retour de Rome séjourne à Nice, où il s’est rendu pour rétablir sa santé compromise. Il y encourage le talent du peintre niçois Hyacinthe Aubry-Lecomte (1787-1858) et fait la connaissance d’André Masséna (1756-1817) qui est natif de cette ville. C’est donc naturellement que le peintre, déjà renommé par sa présence au Salon depuis 1802, est chargé de réaliser le portrait de l’illustre commandant en chef des batailles de la République et de l’Empire. Nommé maréchal d’Empire par décret du 19 mai 1804, Masséna est représenté portant la grande tenue de cérémonie, celle définie par le décret impérial du 29 messidor An xii (18 juillet 1804). Elle est composée d’un habit de velours de soie bleue à pans échancrés et d’un manteau à collet, taillé au genou, au revers de soie blanche avec de larges coutures brodées d’or comme l’habit, d’une culotte et de bas blancs, d’une cravate de dentelle et d’une ceinture or. Les accessoires, comme le chapeau à plumes blanches flottantes relevé par devant et le bâton de velours de soie bleue brodé d’abeilles d’or, sont disposés sur la table recouverte d’un drap de velours vert. Masséna porte sur l’habit de cérémonie le grand cordon et la plaque de grand aigle de la Légion d’honneur, décoration obtenue le 2 février 1805 comme tous les maréchaux de la promotion de 1804. Au fond de la pièce où se tient debout le modèle, la main posée sur des cartes de l’Europe, une fenêtre est ouverte sur un paysage de Nice. On aperçoit les toits des maisons de la vieille ville, les terrains de la rive droite du Paillon pas encore urbanisée et, à l’arrière plan, la baie de Nice et le cap d’Antibes. Cette peinture était, selon le Moniteur de mars 1833, reléguée depuis la fin du règne de l’Empereur dans un petit bureau obscur de l’Hôtel de ville de Nice. Le ministre Sarde de l’Intérieur, prié de l’en faire sortir, avait ordonné de la laisser dans l’ombre tandis qu’un notable était intervenu au nom d’une ville fière de son unique illustration. C’est alors que le roi Charles-Albert avait répondu de sa main de la remettre dans la salle des séances. A la fin du XIXe siècle, cette peinture, œuvre d’un second prix de Rome, membre de l’Institut en 1822 et professeur à l’Ecole des Beaux-arts en 1825, nécessitait une restauration. Elle est entreprise en 1902, sur les frais de Victor Masséna que le maire Henri Sauvan (1860-1902) remercia « pour sa gracieuse attention »3. La réfection en 1929 de l’ancienne salle du conseil municipal, qui empêche d’y accrocher des tableaux de grande dimension, aboutit au transfert au musée Masséna de l’œuvre d’Hersent et des neufs autres tableaux qui s’y trouvent entreposés. Signé et daté en bas à droite Hersent 1814.

Louis Hersent, de retour de Rome séjourne à Nice, où il s’est rendu pour rétablir sa santé compromise. Il y encourage le talent du peintre niçois Hyacinthe Aubry-Lecomte (1787-1858) et fait la connaissance d’André Masséna (1756-1817) qui est natif de cette ville. C’est donc naturellement que le peintre, déjà renommé par sa présence au Salon depuis 1802, est chargé de réaliser le portrait de l’illustre commandant en chef des batailles de la République et de l’Empire. Nommé maréchal d’Empire par décret du 19 mai 1804, Masséna est représenté portant la grande tenue de cérémonie, celle définie par le décret impérial du 29 messidor An xii (18 juillet 1804). Elle est composée d’un habit de velours de soie bleue à pans échancrés et d’un manteau à collet, taillé au genou, au revers de soie blanche avec de larges coutures brodées d’or comme l’habit, d’une culotte et de bas blancs, d’une cravate de dentelle et d’une ceinture or. Les accessoires, comme le chapeau à plumes blanches flottantes relevé par devant et le bâton de velours de soie bleue brodé d’abeilles d’or, sont disposés sur la table recouverte d’un drap de velours vert. Masséna porte sur l’habit de cérémonie le grand cordon et la plaque de grand aigle de la Légion d’honneur, décoration obtenue le 2 février 1805 comme tous les maréchaux de la promotion de 1804. Au fond de la pièce où se tient debout le modèle, la main posée sur des cartes de l’Europe, une fenêtre est ouverte sur un paysage de Nice. On aperçoit les toits des maisons de la vieille ville, les terrains de la rive droite du Paillon pas encore urbanisée et, à l’arrière plan, la baie de Nice et le cap d’Antibes. Cette peinture était, selon le Moniteur de mars 1833, reléguée depuis la fin du règne de l’Empereur dans un petit bureau obscur de l’Hôtel de ville de Nice. Le ministre Sarde de l’Intérieur, prié de l’en faire sortir, avait ordonné de la laisser dans l’ombre tandis qu’un notable était intervenu au nom d’une ville fière de son unique illustration. C’est alors que le roi Charles-Albert avait répondu de sa main de la remettre dans la salle des séances. A la fin du XIXe siècle, cette peinture, œuvre d’un second prix de Rome, membre de l’Institut en 1822 et professeur à l’Ecole des Beaux-arts en 1825, nécessitait une restauration. Elle est entreprise en 1902, sur les frais de Victor Masséna que le maire Henri Sauvan (1860-1902) remercia « pour sa gracieuse attention »3. La réfection en 1929 de l’ancienne salle du conseil municipal, qui empêche d’y accrocher des tableaux de grande dimension, aboutit au transfert au musée Masséna de l’œuvre d’Hersent et des neufs autres tableaux qui s’y trouvent entreposés. Signé et daté en bas à droite Hersent 1814.