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Vitrail, étude pour « l'Arbre de Vie », Nice

Vitrail : Vitrail, étude pour « l'Arbre de Vie », Nice
Vitrail :
Vitrail, étude pour « l'Arbre de Vie », Nice
Auteur :
MATISSE, Henri (1869-1954)
Date :
Lieu :
Musée Matisse, Nice
Crédit :
Photo : François Fernandez
© Succession H. Matisse
N° inventaire :
Inv. : 63. 2. 116
Type :
Vitrail
Technique :
Verre coloré, transparent et dépoli serti de plomb
Format :
62,3 x 91,5 x 2 cm
Domaine :
Beaux-Arts
Catégorie :
Objets
Période :
XXe siècle

Le musée Matisse conserve deux essais du vitrail de L’Arbre de vie de la chapelle des Dominicaines du Rosaire de Vence. Pour Matisse, la chapelle est comme un livre dont certaines pages sont en couleurs, les vitraux, et d’autres en noir et blanc, les panneaux de céramique, de Saint Dominique, de la Vierge à l’enfant et du Chemin de croix. Avant d’aboutir à L’Arbre de vie, Matisse travaille successivement deux compositions en papiers gouachés découpés : Jérusalem céleste, constituée de surfaces géométriques à dominante rouge (1948, Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris), puis Vitrail bleu pâle (1949, Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris) composée de surfaces géométriques sur lesquelles se détachent des formes végétales, souvenirs du voyage à Tahiti de 1931. Cependant, Matisse, n’ayant pas tenu compte des contraintes techniques du montage du vitrail, conçoit une nouvelle composition, où les formes végétales de palettes de cactus bleu aux fleurs jaunes symbolisent la vie qui résiste à la sécheresse et à la mort. Les verres bleu outremer et vert bouteille transparents permettent de voir le paysage ; l’opacité du jaune citron évoque l’éblouissement de la lumière. Il doit cette réussite à sa collaboration avec le maître verrier Paul Bony et la verrerie de Saint-Just-sur-Loire, toujours en activité aujourd’hui, qui conçut tout spécialement pour lui le jaune dépoli. La combinaison des couleurs primaires crée d’une manière imprévue, selon les heures, un reflet magenta qui se diffuse dans l’atmosphère blanche de la chapelle.

Le musée Matisse conserve deux essais du vitrail de L’Arbre de vie de la chapelle des Dominicaines du Rosaire de Vence. Pour Matisse, la chapelle est comme un livre dont certaines pages sont en couleurs, les vitraux, et d’autres en noir et blanc, les panneaux de céramique, de Saint Dominique, de la Vierge à l’enfant et du Chemin de croix. Avant d’aboutir à L’Arbre de vie, Matisse travaille successivement deux compositions en papiers gouachés découpés : Jérusalem céleste, constituée de surfaces géométriques à dominante rouge (1948, Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris), puis Vitrail bleu pâle (1949, Musée national d’art moderne, Centre Georges Pompidou, Paris) composée de surfaces géométriques sur lesquelles se détachent des formes végétales, souvenirs du voyage à Tahiti de 1931. Cependant, Matisse, n’ayant pas tenu compte des contraintes techniques du montage du vitrail, conçoit une nouvelle composition, où les formes végétales de palettes de cactus bleu aux fleurs jaunes symbolisent la vie qui résiste à la sécheresse et à la mort. Les verres bleu outremer et vert bouteille transparents permettent de voir le paysage ; l’opacité du jaune citron évoque l’éblouissement de la lumière. Il doit cette réussite à sa collaboration avec le maître verrier Paul Bony et la verrerie de Saint-Just-sur-Loire, toujours en activité aujourd’hui, qui conçut tout spécialement pour lui le jaune dépoli. La combinaison des couleurs primaires crée d’une manière imprévue, selon les heures, un reflet magenta qui se diffuse dans l’atmosphère blanche de la chapelle.