Le diadème aurait été offert à Joséphine par son beau-frère Joachim Murat, époux de Caroline Bonaparte, roi de Naples de 1808 à 1814. Passé en diverses mains, il appartint à la fin du XIXe siècle à Charles Le Bargy (1858-1936), l’une des principales figures de la scène parisienne à la Belle-Epoque, et sociétaire du Théâtre français entre 1887 et 19103. Le diadème réapparut chez un antiquaire d’Orléans avant 1914 où Georges Chapsal (1853-1940) l’acquit pour enrichir son importante collection de bijoux, composée de 1202 pièces qu’il donna au musée Masséna en 1922. L’historien Georges Lacour-Gayet, en correspondance avec le collectionneur au sujet de la provenance du diadème, suggéra qu’il fût porté par la future impératrice Joséphine lors de la soirée du 3 janvier 1798 où Talleyrand reçut Bonaparte à l’Hôtel des Relations extérieures, aujourd’hui ambassade d’Italie5. Joséphine avait orné les tresses de ses cheveux avec un diadème de camées dont la description a été donnée, dit-il, par la duchesse d’Abrantès (1784-1838) dans ses Mémoires historiques sur Napoléon Ier. Pièce maîtresse de la collection Chapsal, le diadème fut exposé avec l’ensemble de la collection de bijoux anciens à Bruxelles, puis au musée Galliera en 1922, avant sa présentation définitive au musée Masséna dans une salle aménagée à cet effet avec le concours du donateur.