Contrairement aux « Accumulations », dans les « Coupes » Arman privilégie des objets nobles tels que les instruments de musique, comme une coupe de violoncelle sur panneau de bois avec ce Sans Titre de 1962. Avec le procédé de la « Coupe » développé dès 1961, Arman cherche à comprendre la structure interne de l’objet, qu’il décompose afin de la remanier comme il le souhaite. En effet, l’artiste tranche verticalement les violoncelles et dispose les morceaux sur un fond noir, selon un agencement qui ne doit rien au hasard. Ce geste de coupe permet de révéler un potentiel à l’accoutumée caché. Arman s’exprime à ce sujet : « Je crois que dans le désir d’accumuler il y a un besoin de sécurité, et dans la destruction, la coupe, se trouve la volonté d’arrêter le temps ».